Gênes, creusa di mareJe crois que pour les étrangers (mais aussi pour beaucoup d’italiens) Gênes est une ville absolument inconnue. On me pose très souvent la question : « Mais qu’est-ce qu’il y a à voir à Gênes ? ». Signe évident que les gens ignorent que cette ville a l’un des centres historiques parmi les plus grands d’Europe.

J’ai donc décidé de vous parler du cœur ancien de ma ville. Gênes est faite de petits détails et de surprises, déconseillée à ceux qui cherchent les monuments colossaux et à ceux qui détestent monter les escaliers.

En revanche, je la conseille à ceux qui aiment une ville pour son atmosphère, à ceux qui aiment explorer : pour pouvoir la connaître il faut s’aventurer dans le labyrinthe du centre historique, arpenter les ruelles raides, qu’on appelle « creuze » dans le dialecte de la ville, et qui montent vers les quartiers hauts. Et à ceux qui aiment gagner l’attention et la courtoisie des habitants.

La première chose que tout touriste devrait faire à Gênes c’est d’explorer avec soin le grand centre historique, avec la même attention qu’on réserverait à une forêt vierge. Il est important de regarder souvent vers le haut. On découvrira ainsi des colonnes et des arcs encastrés dans les façades des immeubles, des édicules du XVIIème siècle, des bas-reliefs somptueux sur certaines portes d’immeuble et des coins pittoresques du ciel encadré par les sommets des toits.

Dès que l’on repère une porte cochère ouverte, il ne faut pas hésiter à franchir le seuil des grands palais patriciens pour admirer les escaliers en marbre ou en ardoise, la pierre noire typique de la région.