Je crois que pour les étrangers (mais aussi pour beaucoup d’italiens) Gênes est une ville absolument inconnue. On me pose très souvent la question : « Mais qu’est-ce qu’il y a à voir à Gênes ? ». Signe évident que les gens ignorent que cette ville a l’un des centres historiques parmi les plus grands d’Europe.
J’ai donc décidé de vous parler du cœur ancien de ma ville. Gênes est faite de petits détails et de surprises, déconseillée à ceux qui cherchent les monuments colossaux et à ceux qui détestent monter les escaliers.
En revanche, je la conseille à ceux qui aiment une ville pour son atmosphère, à ceux qui aiment explorer : pour pouvoir la connaître il faut s’aventurer dans le labyrinthe du centre historique, arpenter les ruelles raides, qu’on appelle « creuze » dans le dialecte de la ville, et qui montent vers les quartiers hauts. Et à ceux qui aiment gagner l’attention et la courtoisie des habitants.
La première chose que tout touriste devrait faire à Gênes c’est d’explorer avec soin le grand centre historique, avec la même attention qu’on réserverait à une forêt vierge. Il est important de regarder souvent vers le haut. On découvrira ainsi des colonnes et des arcs encastrés dans les façades des immeubles, des édicules du XVIIème siècle, des bas-reliefs somptueux sur certaines portes d’immeuble et des coins pittoresques du ciel encadré par les sommets des toits.
Dès que l’on repère une porte cochère ouverte, il ne faut pas hésiter à franchir le seuil des grands palais patriciens pour admirer les escaliers en marbre ou en ardoise, la pierre noire typique de la région.




Commentaires
Bonsoir,
votre article a déjà plus d'un année, mais je suis arrivée là en faisant des recherches, alors je laisse mon commentaire quand même...pour aller dans le même sens que vous et inciter les lecteurs à faire un voyage à Genova.
C'est curieux, c'est une ville que j'ai longtemps soigneusement évitée, en allant à Santa Margherita, Camogli, Portofino,ou Nervi, ou en allant de Milano alla Riviera dei Fiori (quand j'avais le bonheur de vivre à Milan). Enfin, évitée, non, car l'autoroute passe tellement dans les faubourgs que, précisément, je pensais que toute la ville ne devait être que trafic et industries, donc beurk.
Et puis, depuis quelques années, après avoir lu pas mal d'articles, surtout depuis 2004, année où Genova fut capitale de la culture, je me disais qu'il faudrait y aller pour de bon.
C'est chose faite, j'y suis passée la semaine dernière (deux jours, trop peu!!) en rentrant des Cinque Terre, et je suis absolument tombée raide dingue de cette ville. Je l'ai trouvée incroyable, en pleine renaissance, pleine d'endroits tellement remplis d'histoire, à mille lieues de ce que les passagers des traghetti peuvent imaginer eux aussi (j'en connais quelques uns...), quittant le terminal en voiture pour monter direct sur l'autoroute...et c'est décidé, la prochaine fois je ferai le voyage exprès, pour consacrer plusieurs jours à cette cité, parcourir les différents quartiers (cette fois-ci je suis beaucoup restée dans le centre historique, à me perdre dans les ruelles autour de San Lorenzo, et sur le Porto Antico pour l'acquario avec mes enfants, le Bigo etc), et réellement visiter les palais, les jardins, grimper, descendre, vivre un peu avec les gênois, si possible.
Voilà, en effet, avant mon départ je voyais des visages étonnés "que vas-tu faire là bas? voir les pétroliers?". Mon intuition m'a guidée vers une ville magnifique et authentique, pleine de contrastes, d'une richesse culturelle émouvante.
A voir absolument!!!
Merci pour vos articles!
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